Psychologie de la Connerie (1/5)

Psychologie de la Connerie (Éditions Sciences Humaines, France, 2018) est un ouvrage collectif d’une trentaine de psychologues, auteurs, philosophes, sociologues… Cet essai a été dirigé par Jean-François Marmion, psychologue et rédacteur en chef de la revue Le Cercle Psy, qui signe l’introduction « Votre con dévoué » et déclare : « Qu’elle suinte ou qu’elle perle, qu’elle ruisselle ou déferle, elle est partout. Sans frontières, et sans limites. Tantôt doux clapotis presque supportable, tantôt fange stagnante écœurante, tantôt séisme, bourrasque, raz-de-marée engloutissant tout sur son passage, brisant, bafouant, salissant, la connerie éclabousse tout le monde. Pire, il se murmure que nous en sommes tous la source. »

J’ai extrait l’un ou l’autre propos marquant d’intervenants et je vous invite à entrer de plain-pied au pays de la Connerie, celui des cons de compétition et en majesté, de la bêtise-crasse et de l’arrogance injustifiée.

Mais, on lit sous le titre du livre « Un monde sans connards est possible »…

  • Serge Ciccotti, psychologue et chercheur, déclare que le « bon gros connard méprise les sans-dents, ces ‘‘salauds de pauvres’’.» De plus, pour lui, ce connard est aussi celui qui conduit rapidement son véhicule et vous dépasse, alors que le conducteur se rend en urgence à l’école de son enfant qui s’est blessé : « Les cons, dit-il, ont également une grande capacité à voir des cons partout !»
  • Jean-François Dortier, fondateur et directeur du Cercle Psy et des Sciences Humaines, explique que s’il existe des formes d’intelligence multiples, « il doit y avoir aussi une belle variété de conneries» : l’arriéré, le beauf qui est bête, méchant, raciste et égoïste, le con universel, la connerie artificielle avec ses « machines apprenantes» qui, je le cite « ne sont pas intelligentes, puisqu’elles ne comprennent pas ce qu’elles font », il y a également la connerie collective, le crédule, le débile, l’imbécile et l’idiot, le zinzin, c’est-à-dire le zozo, le zigoto, le zouave. Tout cela peut être mis au féminin.
  • James Aaron, professeur de philosophie, nous apprend que « l’intelligence n’empêche pas d’être connard sévère, elle peut même y contribuer en lui mettant dans le crâne qu’il est au-dessus de la mêlée.»
  • Pascal Engel, philosophe, affirme que « le sot intelligent peut être très savant et très cultivé ; il peut même briller en société. On peut même aussi prendre la foutaise comme le stade suprême de la bêtise, Donald Trump par exemple.»

Bien sûr, toute ressemblance avec nos auditrices et auditeurs, lectrices et lecteurs, est purement fortuite. Alors, rendez-vous dans une prochaine chronique au pays de la Connerie !

Musique : Michaël Mathy.

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