Mon podcast à la radio : quelques conseils avant de commencer

A l’instar de YouTube qui propose aux internautes de monter leur propre chaîne de podcast vidéo, d’autres choisissent plutôt le podcast audio… et c’est tant mieux ! Il n’est donc pas saugrenu d’envisager que son podcast puisse intéresser les radios. Elles sont en perpétuel recherche de contenu, et c’est bien là la raison d’être de Radio Bank : proposer de nouveaux contenus originaux aux radios.

Voilà donc quelques conseils pour commencer. Notez bien que ces conseils sont valables, même pour vos podcasts natifs.

Les mots d’ordre : constance et régularité

Pour que les radios envisagent de vous faire une place sur leur antenne et programment vos productions (podcast), il faut leur montrer qu’elles sont régulières. Dans la diffusion de flux, les radios donnent des rendez-vous à leurs auditeurs. Elles proposent en général des rendez-vous à des heures fixes. Leur programmation est souvent basée sur une rotation hebdomadaire, mais aussi quotidienne. Les rendez-vous peuvent être mensuels, mais c’est en général réservé aux émissions thématiques longues (format magazine d’une heure).

Donc : fixez-vous une périodicité !

Et il faudra s’y tenir. Si vous proposez un rendez-vous hebdomadaire, fixez-vous un jour auquel votre production sera disponible à la diffusion, et n’en changez pas. Annoncez la périodicité dans le texte de votre présentation : “mon podcast est disponible tous les jeudis” . Si vous avez opté pour une production quotidienne, donnez l’heure. “Ma chronique sera disponible tous les jours à 11:00” par exemple.

Si vous êtes constants, vous avez déjà fait 40% du chemin vers la diffusion.

Toujours la même durée

Autre facteur important : être régulier dans la durée des éléments que vous produisez. Si vous avez décidé que votre podcast ferait 5 minutes, alors tenez-vous aux 5 minutes. Et 5 minutes, en radio, ce n’est pas 10.

Le calibrage de vos productions est important. Là aussi, si les radios décident de vous ouvrir une fenêtre dans leur grille de programmes, ce sera toujours une fenêtre encadrée par d’autres rendez-vous. Souvent les éléments que vous proposez sont encadrés par de ma musique qui sert de zone tampon en quelques sortes. Il arrive régulièrement que les émissions soient programmées en fin de journal.

Bref, ne passez pas de 5 minutes à 25 minutes, ou de 15 minutes à 5 minutes du jour au lendemain, cela mettrait les radios dans l’embarras. Elles ne sauraient pas gérer ce changement de durée et abandonneraient très rapidement la programmation de vos éléments.

Si vous respectez ce critère, vous voilà à 60% de probabilité d’être diffusé sur une radio.

La qualité sonore

C’est un autre élément important. Souvent, on fabrique une intro, un jingle qui présente l’émission. Il est bien travaillé, il est bien réalisé, il donne en général le niveau sonore d’entrée. C’est le niveau sonore de référence ! Tout le reste de la production doit avoir le même niveau. Si vous avez une émission avec un ou des invités, assurez-vous qu’on les entende tous de la même façon. En radio, cela s’appelle “faire les niveaux”.

Faire les niveaux de son podcast

Votre premier allié, c’est l’oreille.

A l’écoute, si vous constatez des différences de niveau sonore, c’est qu’il faut retoucher votre enregistrement. Le niveau sonore doit être équivalent tout au long de votre émission. Si vous faites une émission qui diffuse de la musique, il faut là aussi que la musique soit au même niveau que la voix.

Le niveau optimal est de -12dB (sous le zéro). Cela permet de limiter les pics ou les crêtes.

Je ne vais pas faire une liste exhaustive, mais il existe des petits logiciels gratuits qui font les niveaux pour vous. Selon les réglages, vous pouvez obtenir de très bon résultats. DBPowerAmp est un très bon logiciel de manipulation du son. Il permet de faire les niveaux automatiquement, de tagger correctement vos mp3, il permet même d’insérer les intros et les outros automatiquement. Il converti les formats de fichiers…. Un vrai couteau suisse très pratique.

Mp3Gain est gratuit et efficace.

Je vous laisse chercher les autres, Audacity vous permet de faire les niveaux manuellement, de mixer des pistes (c’est bien pour mixer la musique sous la voix par exemple) ou encore pour faire baisser le niveau de vos jingle progressivement, les glisser sous votre voix… Pour les logiciels qui font les niveaux, cherchez “normalisation mp3” ou “équalisation mp3″…

80% du chemin de fait !

Les 20% restants, c’est l’idée, l’originalité ou le sérieux de votre présentation, des sujets abordés.

Le générique

Le générique c’est bien, mais c’est aussi facultatif. Si vous savez manipuler la musique et la mixer avec la voix, faire un générique n’est pas très compliqué. Tout repose sur le choix de l’accroche musicale. Une accroche qui doit faire tendre l’oreille, comme pour dire “tiens, on passe à autre chose”. Ensuite, le titre de l’émission, puis un slogan. Par exemple “fréquence terre – le magazine de l’environnement” si vous voulez parler de vous “présenté par …[votre nom ]”. On laisse deux secondes de musique et hop ! fini !

Le générique ne devrait pas durer plus de 5 secondes.

Je disais “c’est facultatif”… En effet, si certains génériques sont plutôt passe-partout, d’autres auront parfois une identité sonore difficilement conciliable avec la couleur d’antenne de toutes les radios. Les radios dépenses souvent pas mal d’argent à travailler leur habillage d’antenne, elles sont en général quelques jingle en réserve qui sont là pour accueillir des émissions. Ce sont des jingles “à leur couleur”.

Elles préfèrent donc parfois avoir une émission “sans jingle”, ce qui leur permet de mieux s’approprier vos créations, de les glisser plus facilement dans leur logique d’antenne.

Donc, à vous de voir. Si vous vous fabriquez un jingle “un générique” pensez donc à le rendre le plus neutre possible, afin qu’il puisse être diffusé aussi bien sur une radio “rock” que sur une radio “techno”.

La présentation

Rien n’est figé de ce côté là, mais il y a quand même des logiques immuables qui ont fait leur preuves. Vous pouvez donc vous appuyer dessus pour construire une émission. Vous allez le voir, c’est un peu comme un devoir de philo…. Postulat – thèse – anti-thèse – synthèse.

L’introduction

L’introduction est nécessaire (sauf si votre émission est une devinette). Elle permet d’amener l’auditeur sur le sujet. Déjà, si vous avez fabriqué un générique, le titre de votre émission devrait avoir donné une idée de ce qui va se passer.

L’introduction doit être courte afin d’arriver rapidement au développement du sujet. Une minute c’est très bien. Moins, c’est mieux.

Si vous avez des invités, c’est le moment de les présenter. Là encore, on ne s’étale pas sur la vie de l’invité(e) : Prénom, Nom, son titre, éventuellement sa fonction (ce n’est pas encore le moment de dire “je vous ai invité parce que vous êtes …; et que vous allez nous parler de ….”)

Le développement

Là, c’est la zone la plus libre de votre expression. Les types d’émissions sont variées et nombreuses. Il n’y a pas de règles. Émissions musicales, reportages, plateaux d’invités, interviews, directs en situation etc…

Quelques grands principes là encore… Si vous avez des invités, essayez de répartir la parole équitablement. Attention aux niveaux sonores. Si vous envisagez de faire un débat ou une émission thématique d’une durée plutôt longue (1 heure) un ou plusieurs invités,  faites des pauses ! Une heure de bla bla, c’est difficile à suivre, même si c’est intéressant… Et je dirais même, d’autant plus si c’est intéressant. Le cerveau a besoin de pauses pour assimiler.

Différentes façons de faire des pauses : Un extrait musical, un reportage, une archive sonore, un jingle un peu long…

L’idéal, c’est une pause toutes les 10/15 minutes. Donc 3 à 4 “respirations” dans l’heure.

La conclusion

Vous avez terminé ? Remerciez vos invités, rappelez qui ils sont, pourquoi vous les avez invités. Si vous avez un bon esprit de synthèse, vous pouvez résumer les propos, faire une mini synthèse des échanges qui ont été tenus.

La conclusion, c’est surtout le moment de renvoyer vers votre site, votre blog, l’endroit où il est possible de réécouter votre émission. Vous pouvez aussi “fidéliser” votre audience par une petite phrase… Si votre émission est quotidienne, donnez rendez-vous demain “à demain, à la même heure, même radio pour une nouvelle émission de [titre de votre émission]… (facultatif : ) “je vous parlerai de …”.

 

Pour déclarer un incident, vous devez vous connecter d'abord.

Laisser un commentaire